Dernières modifications le mercredi 30 septembre 2009 par Frédéric Pairot
Afin de déterminer les technologies les plus intéressantes pour les exploitants, il est nécessaire de débuter par une étude du site et des ressources potentielles.
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- Surfaces Agricoles Utiles et taille des exploitation en Picardie
L’agriculture en Picardie
La Picardie présente une tradition rurale et industrielle fondée sur la richesse de son agriculture et une industrie manufacturière diversifiée.
En termes d’emploi, son économie est principalement industrielle. L’agriculture, qui utilise une part modeste de la main d’œuvre, prend une place significative en matière de produit brut ou d’exportations, avec une bonne productivité par homme et par hectare.
Le chiffre d’affaires de la production agricole est de l’ordre de 3 milliards d’euros, ce qui représente 5% de la production nationale pour seulement 3% de la surface et de la population. Par ailleurs la Picardie contribue largement au solde positif du commerce extérieur agro-alimentaire de la France.
L’agriculture couvre 70% du territoire picard, soit 1 253 620 ha, que se partagent en 2005 10724 exploitations dont la moitié fait plus de 100 ha
Un secteur agricole autonome, une démographie dynamique

- Démographie et agriculture en Picardie
Un premier secteur (en orange sur la carte) rassemble des bassins de vie où la croissance démographique est la plus vive et où la restructuration de l’agriculture est la plus avancée. Ces bassins sont situés dans le sud de l’Oise et de l’Aisne et remontent vers le nord en longeant la frontière avec la Marne, à proximité de la périphérie de Reims. Peu nombreuses, les exploitations agricoles sont grandes et rentables. Elles sont majoritairement tournées vers les grandes cultures, mais aussi les vergers et la vigne pour le champagne. Leurs chefs sont un peu plus jeunes que la moyenne, et fournissent bon nombre d’emplois salariés. Les exploitations agricoles apportent un niveau de revenu et des conditions de vie satisfaisants pour leur dirigeants. Si elles continuent de disparaître, c’est à un rythme beaucoup moins soutenu qu’ailleurs. La situation à laquelle elles sont parvenues laisse d’ailleurs envisager une stabilisation prochaine. Relativement autonomes et solides financièrement, ces exploitations agricoles constituent ici un point de fixation durable de la population rurale.
Deux autres groupes (vert et jaune) se partagent pratiquement le reste du territoire rural picard. Ils sont constitués tous les deux de bassins de vie en majorité en déclin démographique, avec une proportion d’emplois de la sphère agro-alimentaire supérieure à la moyenne. Dans les deux cas, l’agriculture demeure en forte mutation. La concentration des exploitations agricoles reste vive.
Dans la partie située au centre nord de la Picardie (vert), englobant le Santerre et le Saint-Quentinois, une bonne proportion des bassins affichent une stabilité de leur population, voire une progression récente. La population bénéficie d’un taux d’emploi particulièrement élevé : elle occupe à plus de 90% des emplois sur place. L’agriculture et les industries agroalimentaires (IAA) y ont une influence considérable. Les emplois des IAA sont très élevés en proportion des emplois totaux offerts, presque le double de la moyenne régionale. Les agriculteurs sont à près de 80 % spécialisés dans les grandes cultures. Sur ces exploitations de grande dimension, le travail salarié est plus fréquent qu’en moyenne. Betteraves, pommes de terre, et légumes pour la transformation jouent un rôle prépondérant au côté des céréales. Sucreries, conserveries de légumes et usines de transformation de la pomme de terre y sont implantées en force. Cependant, l’entrée récente dans l’Union européenne des nouveaux pays d’Europe de l’Est va apporter une concurrence renforcée sur les marchés des légumes transformés. Une production comme le sucre est aussi très exposée à la concurrence de la canne à sucre du Brésil, suivant les orientations du nouveau cycle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
L’élevage pèse sur l’emploi et l’évolution démographique
L’autre groupe (la couleur jaune représente les zones d’élevage) est éclaté géographiquement. Ce qui scelle son unité, ce sont les caractéristiques de l’agriculture, elle-même très liée aux sols et aux paysages. Les bassins le constituant comprennent et entourent des zones herbagères, souvent mitoyennes des bassins laitiers de la Normandie ou du Nord - Pas-de- Calais. S’y joignent les bassins de Noyon et Chauny. Les mutations y sont problématiques : avec des disparitions plus vives dans ce groupe qu’ailleurs, les exploitations demeurent toujours de taille réduite. C’est ici que l’élevage de bovins surtout, mais aussi d’ovins, est le plus présent. Le travail agricole est surtout assumé par une main d’oeuvre familiale, et les emplois de salariés se font rares. A cause d’une charge de travail élevée sur les exploitations, les conjoints peuvent moins souvent exercer une activité non agricole. La faiblesse de l’offre d’emploi locale vient aussi jouer en défaveur. Les problèmes de rentabilité et de condition de vie sont aigus, les activités d’élevage sont en proie aux difficultés tant humaines que financières. Et les mutations ne semblent pas terminées. Le traitement de l’avenir de l’élevage et des activités aval apparaît crucial pour l’avenir de ces zones rurales
Potentiel énergétique de la région
Le compte rendu de la séance du 20 Juin 2006 du Comité régional de concertation de la Picardie de RTE a conclu sur les points suivants :
- constat actuel
- Aucune production centralisée sur la région Picardie
- Des cogénérations et autoproductions installées chez les clients (142 MW de puissance totale installée)
- Environ 250 MW installés dont 71 MW éoliens (au 31 mars 2006) de production décentralisée.
- Évolution de la production :
- Aucune évolution du parc de production centralisée
- Pas d’évolution significative de la cogénération et de l’hydraulique

- Potentiel éolien en Picardie
Les différentes énergies disponibles sont donc :
- Énergie solaire
- Photovoltaïque : opportun pour l’électrification rurale décentralisée ; potentiel de quelques centaines de kW ;
- Solaire thermique : quelques réalisations
- Énergie éolienne
- Le RTE prévoie, à l’horizon 2012, l’implantation en Picardie d’un parc de production régional de 890 MW répartis en s’appuyant sur les permis accordés ou en cours (20% dans l’Oise, 25% dans l’Aisne et 55% dans la Somme).
- Énergie hydraulique
- L’utilisation de l’énergie hydraulique dans la région Picardie ne pourrait s’envisager que sur des installations types « fil de l’eau ». 54 microcentrales sont installées, ce qui représente une production de 4 578 kW. 24 anciens sites sont non exploités, et représentent une puissance potentielle de 670 kW (problème de classement des rivières).
- Autres gisement d’énergies renouvelables
- Valorisation des déchets : un incinérateur sur les trois existants est équipé d’un système de récupération d’énergie. Une unité de méthanisation des OM à Amiens (50 GWh de vapeur/an) ;
- Biocarburants : région pilote depuis 1992, production de 230 000 hectolitres d’éthanol en 1997 ;
Biogaz : d’ici 2020, la moitié des décharges pourrait être équipée. Aucune station d’épuration urbaine n’est équipée. Pour les biogaz industriels, gisement très important ;
- Cogénération : dans l’industrie, sous certaines conditions favorables, le nombre d’installations pourrait dépasser la centaine, pour une production annuelle de plus de 2 TWh (puissance installée de 659 MW).
Étude de l’EARL Delefortrie
1 - Étude de leur consommation énergétique
- Consommation en eau
L’eau est utilisée à 96% pour l’irrigation, ce qui représente en 2006 44000m3.
- Consommation en électricité
La consommation en électricité est en grande partie dédiée au bâtiment pomme de terre (71% de leur consommation) où elle est utilisée pour refroidir le bâtiment de stockage. Le reste est utilisée pour l’irrigation et la consommation électrique de la ferme. En 2006 l’EARL a consommé 86000kWh
- Consommation en fioul
En 2005 29 000 litre de fuel ont été achetés pour un peu plus de 18 000 Euros. Le fuel est utilisé pour faire fonctionner les pompes nécessaires à l’irrigation.

- Répartition de la production agricole
2 - Étude de leur activité agricole
Les principales cultures sont :
- le blé tendre essentiellement pour la meunerie et le pain (via La Santerroise et Grap)
- la betterave sucrière pour la fabrication du sucre (sucreries St Louis et SVI Ste Emilie)
- les pommes de terre de consommation à chair ferme (Charlotte, Amandine, Franceline, Exquisa) pour le marché du frais en France et l’exportation
- Les haricots flageolets pour la consommation de légumes en conserve (Daucy)
- Les pois protéagineux pour l’alimentation animale (via La Santerroise et Grap).