Après bien des recherches sur différents sites, je suis tombé sur un forum particulièrement actif : www.apper-solaire.org. Ce forum regorge d’informations intéressantes, mais pour trouver la réponse aux questions que l’on se pose au démarrage (quel type de capteur, quelle surface, quel ballon, etc.), il n’existe pas d’autre solution que de passer beaucoup de temps à lire l’ensemble des posts afin de se faire une idée.

Ceci dit, je savais déjà ce que je cherchais puisque mon objectif était de chauffer mon eau sanitaire et éventuellement faire un appoint de chauffage l’hiver. Toute la question dans mon cas était la technologie à utiliser : bricolage, capteur plan, capteur à tube ou capteur à tubes sous vide ? Finalement j’ai opté pour le capteur à tube de première génération car présentant un bon rapport qualité/prix et déjà largement éprouvé. Même si ses caractéristiques ne sont pas aussi bonnes qu’un capteur sous vide, elles sont à priori meilleures que celles d’un capteur plan, et dans ma région très ensoleillée (Montpellier), la rapidité de montée en température n’est pas si importante. Restait un donc dernier choix : circuit classique sous pression avec vase d’expansion ou drain-back ? Finalement, la facilité de mise en œuvre de cette dernière technologie m’a séduite : simple à mettre en ouvre (surtout le remplissage du circuit) et pas de risque de surchauffe ou de gel (bien qu’il ne gèle pas tous les jours en hiver à Montpellier) !
La recherche d’un fournisseur a été plutôt rapide car j’avais identifié dans mes nombreuses lectures sur les forums la société BySun (www.bysun.fr) qui commercialise ce type de capteur à des tarifs attractifs. En plus, cette société est localisée à 2h de Montpellier au nord d’Aix-en-provence. La discussion avec le gérant a été très instructive et a achevé de me convaincre pour le modèle drain-back. En effet, ils proposent un chauffe-eau tout équipé avec le circulateur et la régulation solaire ; j’ai opté pour un capteur 24 tubes et un cumulus de 200 litres, le tout pour un peu moins de 2000€. Ceci dit, on trouve chez Castorama une installation un peu plus faible en capacité mais en 18 tubes et avec un circuit sous pression classique pour 2300€.
Le montage sur le toit a été l’opération la plus longue car étant dans une région ventée, j’ai préféré insister sur le système d’accrochage que j’ai lié fortement à la charpente. Le passage des 10 mètres de tube en cuivre recuit de diamètre 12mm puis le remplissage n’ont pas posé de problème particulier.

Lors de la première journée ensoleillée (novembre 2008), la température de l’au du ballon est montée à 40°C. De fait, disposant d’un 2eme serpentin j’ai mis en place un petit circuit de chauffage (un seul radiateur) afin de faire un appoint dans la maison. Cette installation permet de diffuser une chaleur douce en journée dans la maison, sans prétendre la chauffer.
En conclusion : l’installation à proprement parler n’est pas très compliquée mais réclame au minimum 3 jours de travail.